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CREATIONS 2007

 

Quand l'amour...


Quand l'amour dans ton coeur
N'aura plus de bourgeon,
qu'il sera une fleur
Nourrie de l'abandon,
Le mien aura nourri
Par la mélancolie,
Une année de bonheur
Qui n'aura pas pourri !
Le mien aura nourri
Par un peu de folie
Une année de douleur
Qui restera sans prix.






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui aurait pu me dire ?


Qui aurait pu me dire ce que serait ma vie ?
Les ambitions déchues et les vaines envies,
les choses qu'on oublie, les rêves qu'on détruit,
Les amis retrouvés, l'amitié qui s'enfuit,
Des amours délétères qui aujourd'hui sans vie,
Traversent la mémoire sans même un petit bruit ?

Qui aurait pu me dire ce murmure dans la nuit,
Cette voix sans hauteur qui se perd sans un cri
Dans l'immense cohue de l'homme qui s'ennuie,
De l'homme qui détruit, de l'homme qui se nuit,
Qui aurait pu me dire que sur la terre on prie ?

On plonge ses regards à l'intérieur des cieux,
Son corps sale et grossier dans un bain de piété,
Et l'on croie se laver de ses impuretés,
Crimes ou passions, moult velléités,
Bien que la vérité gît au gouffre des yeux.

Qui aurait pu me dire ce que serait ma vie,
Le béton précontraint dressé sur mon chemin,
Les regards inhumains posés sur mon prochain,
Les bras tendus des miens, les mains que l'on ravit,
La vie qui nous poursuit, la peur des lendemains ?









































Dans le bruit...


Dans le bruit sourd de la ville
Retentit comme un cri ;

Un cri d'amour et de haine, de langueur et de peine,
Le bruit lourd de mes chaînes
Qui ramènent l'esprit
A mes tâches serviles.

 Viles tâches de vie
Qui s'épandent en mes veines,
Irréductibles germes
De notre insertion.

Des négations et des envies,
Il ne reste que des peines,
Irréductibles et fermes,
Comme une damnation.


 Dans le bruit sourd de la ville,
Des murmures d'incertitude ou de certitude,
Des hurlements de désespoir ou d'espoir,
Un petit "je" d'interrogation et de solitude
Promène son faciès incivil,
D'indécence dans le noir
Des nuits souveraines.




 

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