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Bienvenue sur le site de Marcel Juaneda, dédié à l'art et la poésie

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Uniquement la poésie -

première partie -

 

 

 

Qui n'a jamais rêvé ? ...


Qui n'a jamais rêvé de pouvoir retrouver,
Les senteurs des amours passées
De son enfance abandonnée aux années,
Jamais en satiété.

Qui n'a jamais pensé pouvoir se revigorer
Dans la chaleur des souvenirs puérils,
Dans les bras délicatement déployés
De la maternité,
Et de ceux, imperceptiblement contractés,
De la paternité ?

Pouvoir se rappeler, sans sourciller,
Les doux moments passés,
Sans tressaillir,
A les évoquer.

Pouvoir sourire, se blottir, s'endormir,
Se laisser caresser d'une main de velours,
Par la mélancolie,
Ce spleen Baudelairien des amours réminiscentes,
Sans sentir en son sein l'annonce d'un détour
Vers les draps de mon lit,
Sans que brusquement ne s'accélère la descente,
Irrépressible, foudroyante, vers mes souvenirs,
Ce sombre et pernicieux venin de l'amour,
Qui me nourrit, me pourrit, imperceptiblement,
Patiemment, diaboliquement symbiotique dans mon corps,
Dans mon âme, parce qu'il était. mon sang !

Qui n'a jamais rêvé de pouvoir retrouver,
Les senteurs des amours passées
De son enfance abandonnée aux années,
Jamais en satiété.

Qui n'a jamais pensé pouvoir se revigorer
Dans la chaleur des souvenirs puérils,
Dans les bras délicatement déployés
De la maternité,
Et de ceux, imperceptiblement contractés,
De la paternité ?

.Moi, je n'ai jamais rêvé ;
Je me souviens juste de l'enfant,
Que je n'ai jamais été.



Dans la difficulté ...


Dans la difficulté, le danger,
Trois âmes à peine protégées,
Se sont érigées,
Pleines de vie et de bonté,
Pleines de peurs et de témérité,
Pour braver,
L'inéluctable destinée
Qui déchirait,
A coups de griffes acérées,
La paternité.

Pour m'avoir enlevé,
A cet oiseau de proie
Qui menaçait ma vie et ma raison,
Pour m'avoir élevé,
A l'amour que je crois,
Plus fort que les prisons,
A ces trois êtres une place,
A la lumière de ma guérison,
S'ouvre sur un palace,
D'amour et de pardons !




Parfois on aimerait ...


Parfois, on aimerait le beau,
On aimerait le doux,
On aimerait le vrai ;

Les feux des casinos,
Le monde et ses attraits,
La douceur des caresses,
Les rondeurs d'une fesse,
La candeur d'un sourire,
L'immonde qui chavire,
Le verbe et sa sagesse,
Et Dieu intervenir
Sur la mort, les martyrs...

 Visions idylliques,
Rêves puérils,
Tout en nous s'applique
et jubile
Dans la morosité,
Dans l'inutile
Et la complexité.

 



Je suis né...


Je suis né fils de père,
Je suis née fille de mère;
Un même sang abreuve
La courbe et sombre veine,
Qu'il vente ou qu'il pleuve,
De nos rivières. 

Même flamme cellulaire,
Quelquefois rebelle,
Parfois docile,

Qui construit des idylles,
Bonheurs universels,
Ou d'obscures galères
Qu'alimentent nos colères
Sans voix,
De nos pères, de nos mères,
Cois.

Oh ! Funestes dés jetés
D'incertitude sur nos vies,
A peine projetées,
Et que déjà tu ravis;
Ephémères dans la fragilité,
Vigoureuses par le prométhée,
Tu survis.

 

 



Pourquoi rêver ?


Pourquoi rêver,
Il est si décevant
De se réveiller ?

Laissez-vous emporter
Au souffle du vent
Sans sourciller.

Pourquoi penser ?
Il est si décevant
De pouvoir comprendre,

Il y ait des pensées
Qu'il serait navrant
De pouvoir surprendre.




Comment va t-il grandir ?



Comment va-t-il grandir dans le tourbillon fou de nos complexités ?
Va-t-il appréhender les méandres profonds de nos subtilités ?
Ou bien, sonore, bruyant, abrutissant carillon de notre société,
Vas-tu le disloquer, le broyer, l'étêter ?
L'enfant que je voulais,
Comme un roi je voyais

Ses mains apprivoiser,
Le monde entier ?
Je voyais,
Comme un enfant sauvé,
Remercier,
Protéger,
Telle une vaste armée,
La paix qui désormais
Les délivrerait.

L'enfant que je voulais,
J'en suis sûr, il est né ;
Dans le ventre gonflé
De l'amour partagé,
Mes rêves de toujours
Ont enfin vu le jour.

Pareil aux rêves de mon enfance,
Tu t'infiltreras dans les consciences,
Et ceux qui t'auront connu
T'accepteront sans violence,
Sans déconvenue,
Sur les longues avenues
De leurs espérances
.

 



Que vais-je encore écrire ?


Que vais-je encore écrire,
De bêtises, de mépris pour la vie ;
Pour la vie qui se meurt,
Avec toi qui s'en va,
Pour nourrir un amour

Que je souhaite pour toi
Sans autre malheur,
Que je souhaite pour eux
Sans autres malheureux !

 



Quand j'aurai...


Quand j'aurai dans le coeur
Trop de crabes mangeurs,
Trop de vastes regrets
Pour le jour qui commence,
Mes amis paresseux, de pitié
Trop nourris,
Mes amis trop envieux d'un sourire
trop pourri,
N'y pourront rien changer...

Quand j'aurai dans le coeur
Trop l'écho des rumeurs,
Et la vague pensée
D'un futur dépassé ;
Sur le lit de l'espoir,

Mes parents, ma famille,
Trop gentille d'ignorer,
Mes parents, ma famille,
trop pressée d'espérer,
N'y pourront rien changer...

 Quand j'aurai dans le coeur
Trop de vagues rumeurs,
Quand l'idée d'un mariage
Ne sera qu'un mirage
Quand mes rêves étiolés
mourront d'inanition,

Mes amis, mes parents,
Ceux que j'aurai aimés,
Mes amis, ma famille,
Tairont leurs pavillons,
Pour ne voir dans ces vers
Qu'un délire en hiver...
Mais, n'y pourront rien changer

 



Au delà de la forme...


Au-delà de la forme vivait une croyance,
Mais la vision abstraite de cette délivrance,
A laissé dans nos coeurs l'inflexible caprice
Qui relance et rappelle à notre cicatrice.

Certains s'évertuent, quelque peu téméraires,
A extraire de nos corps quelques lambeaux de chair,
Mais comment faire admettre aux communs que nous sommes,
Que nos coeurs se répandent bien au delà de l'Homme
.

 



On se trompe...


On se trompe parfois
Et souvent ça fait mal.
On est seul aux abois,
Prisonnier d'un souvenir
Qui n'avait rien d'original,
Mais qui vous ferait mourir,
Car une histoire d'amour,
Ça dure bien plus qu'un jour !

 



Amour...



Amour,
Toujours,
Ceux de nos espérances,
Au front du mur trop sale de la réalité,
Se sont heurtés ;
Jamais rien n'est acquis ;
Un mot de trop,
Un silence de trop,
Tout s'envole,
Rien ne subsiste,
Rien ne résiste,
ni le bon,
Ni le meilleur.
Tout éclate, se disloque, se déchire ;
Le monde chavire,
Tout devient inanité,
Ni le souvenir,
Ni l'amour,
N'y peuvent plus grand chose,
Tout est englouti dans un tourbillon fou,
De Destruction,
Pas même les fruits trop mûrs
Jonchant épars le sol de notre randonnée,
ne peuvent nous arrêter...

 



Le soleil brille...


Le soleil brille,
Veines vermeilles, émerveillées
De vie, de sang,
Quatre yeux,
Tels des billes
Pour un enfant,
Le vent dans les cheveux,
Insuffle sa vie,
S'immisce dans mon cour
En franges lumineuses,
Divines, éthérées,
Légères,
Comme l'intensité
Du poids de mon
Amour,
Pour eux,
Ces quatre yeux qui brillent,
Comme les billes de mon
Enfance.



Que sont devenus ?


Que sont devenus ces architectes fous,
Du rêve et de la vie,
Du vent et de la poésie ?

Ces enfants taciturnes aux gangues de velours,
Endormis sur leur table, tête dans les nuages,
Yeux brillants d'inanité,
Perdus dans l'immensité
De leurs esprits,
Sans lesquels plus aucune vie,
Plus de poésie.

Je parle,
Ils écoutent,
Mais ne m'entendent pas.
Inexorablement conquis
Par quelque autre pays,
Que l'on ne connaît pas,
Dont on sait qu'il est là,
Pour eux peut-être, uniquement !
. Un prénom sur mes lèvres,
Amicalement, Marcel.

Que sont-ils devenus ces architectes fous
Du rêve et de la vie,
Du nombre, de la géométrie,
Ces enfants rayonnants, tels un phare sur la science,
Eclairant les pertuis, où s'anuitent lanternes
Et poètes ?

Ils répondent,
Je parle,
J'interroge,
Ils attendent,
Fatuité innocente de l'enfance,
De corriger l'ignorance de l'enfance.

Tous si différents, ces prénoms
Gardent le souvenir des âmes différentes,
Des espoirs un peu fous d'avoir construit un jour,
La route, qu'il leur faudrait prendre.

Loïc, Marcel, l'un mathématicien, l'autre écrivant,
L'amour n'a t'il pas construit en vain
Ses mythes et ses limites ?
Souvenirs d'une classe de seconde où brillait
Dans quelque sombre abîme un soleil de silence,
De timidité, de déguisement, d'obscurité,
Qui ne veut pas briller, je ne sais pas pourquoi,
S'étiole lentement, se récupère parfois, peut-être,
Et meurt irrésistiblement.

Si je vous ai prêté ces mots, Madame,
C'est que je rêve encore, mais de mon amitié,
Il vous faudra garder ce prétentieux transport,
Car de vous rencontrer.

Que sont-ils devenus ces architectes fous
Du rêve et de la vie,
Du vent et de la poésie ?

. Je ne veux pas savoir.

 



 

Mal, loin de toi...


Mal, loin de toi,
Je suis si mal et si nerveux,
Si amoureux de quelques voeux
Que tu conjugues à chaque fois,
Sans moi !

Mal et perdu
Dans cette sombre ville,
Perdu, tel un débile,
Qui dit qui s'est pendu,
Et que personne ne croie !
Mal, avec ce coeur déçu
Qui pleure sur ton absence,
Mais que l'on croie démence
Quand on l'a aperçu,
Et qu'il aboie !

Mal et drogué,
A faire médire les gens.
Ce n'est pas intelligent
Ce bonheur fatigué,
Qui se noie
Avec toi !





Quand l'amour...


Quand l'amour dans ton coeur
N'aura plus de bourgeon,
qu'il sera une fleur
Nourrie de l'abandon,
Le mien aura nourri
Par la mélancolie,
Une année de bonheur
Qui n'aura pas pourri !
Le mien aura nourri
Par un peu de folie
Une année de douleur
Qui restera sans prix.





Etat de profonde béatitude...


Etat de profonde béatitude que celui de la vie qui s'écoule,
Sans autre prétention que de remplir des vides de pleine solitude.

Etat de sombres multitudes, vides de toutes aptitudes.
Etat de pleins pleins de vides ou, de vides pleins de pleins vides,
Ou de vides pleins de riens... Inanité profonde de la mort,
De notre sort à tous, de nos vies, que nous croyons si pleines,

Et pourtant, si vides !





Qui aurait pu me dire ?


Qui aurait pu me dire ce que serait ma vie ?
Les ambitions déchues et les vaines envies,
les choses qu'on oublie, les rêves qu'on détruit,
Les amis retrouvés, l'amitié qui s'enfuit,
Des amours délétères qui aujourd'hui sans vie,
Traversent la mémoire sans même un petit bruit ?

Qui aurait pu me dire ce murmure dans la nuit,
Cette voix sans hauteur qui se perd sans un cri
Dans l'immense cohue de l'homme qui s'ennuie,
De l'homme qui détruit, de l'homme qui se nuit,
Qui aurait pu me dire que sur la terre on prie ?

On plonge ses regards à l'intérieur des cieux,
Son corps sale et grossier dans un bain de piété,
Et l'on croie se laver de ses impuretés,
Crimes ou passions, moult velléités,
Bien que la vérité gît au gouffre des yeux.

Qui aurait pu me dire ce que serait ma vie,
Le béton précontraint dressé sur mon chemin,
Les regards inhumains posés sur mon prochain,
Les bras tendus des miens, les mains que l'on ravit,
La vie qui nous poursuit, la peur des lendemains ?

 





Dans le bruit...


Dans le bruit sourd de la ville
Retentit comme un cri ;

Un cri d'amour et de haine, de langueur et de peine,
Le bruit lourd de mes chaînes
Qui ramènent l'esprit
A mes tâches serviles.

 Viles tâches de vie
Qui s'épandent en mes veines,
Irréductibles germes
De notre insertion.

Des négations et des envies,
Il ne reste que des peines,
Irréductibles et fermes,
Comme une damnation.

 Dans le bruit sourd de la ville,
Des murmures d'incertitude ou de certitude,
Des hurlements de désespoir ou d'espoir,
Un petit "je" d'interrogation et de solitude
Promène son faciès incivil,
D'indécence dans le noir
Des nuits souveraines.

 





Depuis longtemps éparpillées...


Depuis longtemps éparpillées,
Au souffle des tempêtes,

La flamme fragile de la vie,
A longtemps vacillé, avant de s'exprimer,
Comme ravigourée, rafistolée,
Ligaturée, pensée,
Du Bonheur simple des envies,
Des rires, des sourires,
Des caresses de ma fille,
Des exploits de mon fils,
Leur vie me porte,
Léger, loin des ombres et des vices,
Dans l'énergie subtile,
Du souffle, là, oui.
Au dessus de la flamme.
Sourires.





Oh !


Oh ! Ces notions de famille,
Ces verbes qui déchirent
La pensée qui fourmille
Entre réunir ou partir,
Entre tenir ou s'enfuir ! 

Liens de sang dans mes veines,
Noeuds d'acier dans la haine,
Sous quel étrange empire,
Ces passions souveraines,
Vont-elles s'accomplir ?

 Irréductibles chaînes,
Lourdes ou légères,
C'est toujours que l'on traîne
Les amours mensongères.





Sur cette feuille...


Sur cette feuille me retrouver,
Tel que je fus par le passé,

Avant. 

Vaste mélancolie
Telle l'océan où surfers
Se marient aux tourbillons
Des vagues en folie. 

J'affectionne ce tumulte,
Ces cris inconsistants
De la raison qui occulte
Sous les flots déferlants
La lumière et ses cultes. 

J'affectionne ces humeurs,
Sombres et délétères,
Où pourtant vague peur
Du fétu de poussière,
Il ne reste plus rien,
Que ce feu dans mes veines,
Qui me réchauffe bien. 

Sur cette feuille me retrouver,
Tel que je fus par le passé,

Avant.

 .Avant que la vie ne me broie !





Je pense à toi quand même...


Je pense à toi quand même,
Malgré l'hiver qui vient, malgré les jours qui passent,
Malgré mes aventures qui m'aident à faire surface,
Je pense à toi que j'aime.

Je pense à toi quand même,
Malgré ces soirs sans toi, malgré ces nuits d'errance,
Malgré mes souvenirs et ton indifférence
Qui font ma vie Bohème.

Je pense à toi quand même ;
Quand l'aurore apparaît, pour moi le crépuscule,
Belligérant sorcier consulte l'opuscule
De sa science anathème !

Je pense à toi quand même,
Malgré mes idéaux qui ne sont pas modernes,
Naïvement je crois aux amours qui nous bernent :
C'est comme ça que je t'aime !





Etat de profonde béatitude...


Etat de profonde béatitude que celui de la vie qui s'écoule,
Sans autre prétention que de remplir des vides de pleine solitude.

Etat de sombres multitudes, vides de toutes aptitudes.
Etat de pleins pleins de vides ou, de vides pleins de pleins vides,
Ou de vides pleins de riens... Inanité profonde de la mort,
De notre sort à tous, de nos vies, que nous croyons si pleines,

Et pourtant, si vides !





Oublier, écrire...


Oublier; écrire.
Penser; en rire.
Pleurer; pour vivre.
Aimer; finir.

La terre tourne encore, malgré moi, malgré nous,
Elle tournera toujours sous ce monde si fou !
Il y a tant d'horreur, tant de peines, de misères,

Tant de nécessiteux, tant de haines, et de fils sans père,
Que ma misère à moi peut paraître bénigne,
Face au monde pervers qui a dans sa poitrine,
Tant de maux, tant de peines, et de misères.

J'ai cru en toi, comme on croit en son père,
J'ai cru en toi, tant de fois difficiles,
Que te croire me parait difficile !
J'ai cru, naïvement cru, que rien n'est plus facile,
Que rien, jamais, non rien, jamais,
N'eut pu nous séparer, que l'on pouvait s'aimer.


L'amour c'est un beau sentiment,
Qui vit en secret dans le cour des déments,
L'amour, c'est autant de déboires
Qu'un honnête homme peut en boire.
L'amour, c'est un anachronisme,
Plus dangereux qu'un alcoolisme !
L'amour, c'est une perfidie,
C'est être cocu, comme on dit !
L'amour, c'est souffrir lentement,
C'est un amour dément
Qui s'effondre brusquement.




Quand l'amour...


Quand l'amour dans ton coeur
N'aura plus de bourgeon,
qu'il sera une fleur
Nourrie de l'abandon,
Le mien aura nourri
Par la mélancolie,
Une année de bonheur
Qui n'aura pas pourri !
Le mien aura nourri
Par un peu de folie
Une année de douleur
Qui restera sans prix.





Toi qui crois...



Toi qui crois que la vie t'appartient,
Qui tient entre tes mains
Tout à la fois le glaive et la caresse,
Le pouvoir d'un romain
Qui depuis son bureau
Commande à d'autres mains,
Le pouvoir d'un martien
Qui depuis ses confins
Impose à quelques humains.

Toi qui croit que le monde est le tien,
Que la vie se prosterne entre tes faibles liens,
toi qui ne connais rien,
Toi que la cécité
A dévoré soudain,
Toi qui ne pense à rien
Qu'à commander demain,
Toi qui ne parle plus,
toi qui ne réponds plus,
Toi qui ne vois plus,
Toi qui fusionne en "je",
Toi qui se multiplie,
A peine cahoté
Par le bourdonnement
Des âmes qui se plient,
Toi qui t'es rapproché
De la divinité
Sans un tâtonnement,
Qui a hiérarchisé
Pour mieux se protéger.

Toi qui reflète en nous
Ce que nous pourrions être
Si je voyais en toi
Ce que je suis en moi !

 


Pluies d'amour sur nos vies


Pluies d'amour sur ma vie,
Fines gouttelettes,
Bruines éthérées,
Caresses inconsistantes de l'humanité,
Que de "riens" pour combler notre inanité !

 Fétu de paille tu survis,
Combats tel un athlète
ceux qui veulent t'enterrer,
Vicissitudes hébétées
A trop vouloir nous étêter.

 Bonheur tu es ;
A ceux qui t'ont conspué,
qui ont voulu te tuer,
tu ne dis rien,
Tu souris,
tu te courbes,
Et cèdes la place
A l'autre rapace,
Subtil magicien,
Qui pourrit,
Nous embourbe,
Et nous lasse,
De tout.





 

Toujours les mêmes maux...


Toujours les mêmes maux ont obscurci ma vie,
Les mêmes solitudes ont précédé l'amour,
Les mêmes illusions auront éclaboussé
Au front du mur trop sale des vaines vérités.

Toute l'hypocrisie du monde est dans la femme ;
Mais le pire n'est-il pas,
Que la plupart des femmes sont dans le coeur des hommes ?

 Le déboire est au prix d'un amour
Et l'amour à celui d'un "toujours".
Les rêves les plus fous sont vite démentis
Face aux réalités des cauchemars du jour.

" Mais on a beau faire, on a beau dire,
Qu'un homme averti en vaut deux,
Ca fait du bien.................."

 C'est ça l'amour !
Chronologiquement... L'amour,
Donc le rêve, l'illusion du bonheur,
L'angoisse des éventuels malheurs,
La certitude du doute, le début des souffrances,
L'altération du corps, celle de l'esprit,
Le sommeil des dernières espérances,
Et enfin, la réalité, l'horreur du dernier cri.

On oublie les "toujours", les " je t'aime" reniés,
On reprend son manteau, on baisse les rideaux,
On remet son chapeau, on se fait un cadeau,
Quelques mots acérés qui lassèrent votre coeur,
Et on cache sa face pour n'être qu'un au monde,
Avec sa peine, sa douleur perdurable, et ses pleurs...

 On oublie ni l'orgueil, ni son oeil,
Mais cependant on pleure, se disant que peut-être...
Peut-être, ça ira mieux plus tard, plus tard, plus tard...

Mais le temps passe et rien ne s'efface.
Bien au contraire, d'autres bonheurs fugaces
Iront nous rappeler que l'amour est un clown ;

Derrière son masque peint au sourire rassurant,
Souvent se dissimule un visage angoissant !
Tout nous rappelle au temps des illusions perdues,
Des douleurs retrouvées, de celle qu'on aimait,

Et on n'oublie jamais !

 

 

 

Perversités...


Perversités d'un jour
qui lénifient les maux,
Prends garde à ces " toujours"
Qui veillent à ton tombeau,
Sous leurs captieux velours
Ils gardent leurs fourreaux !



 

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